Pepito Elhorga -> février10

Rendez-vous à Bayonne avec Pepito Elhorga et son immense sourire, sur les bords de Nive, Chez Gilles, il est 14:00. La joie et la bonne humeur le caractérisent. Rencontre avec l’arrière Bayonnais qui fait un début de saison plus que remarquable.

Etc mag : Comment as-tu découvert le rugby ? Pepito Elhorga : C’est assez simple. Je suis né en Côte d’Ivoire, je suis arrivé au Pays Basque à 6 ans, en 1984 et mon grand frère jouait à Biarritz. Je suis tombé dedans naturellement en allant voir les matchs et puis ici au Pays Basque c’est rugby, pelote... ce sont les sports majeurs. J’ai donc fait les deux et par la suite je me suis plus orienté vers le rugby, je pense que c’était ma branche.

Quand as-tu su que tu en ferais ton métier ? P E : Tard, parce que j’ai connu un peu les deux ères du rugby, amateur et professionnel. Je pense que c’est au moment où je suis parti sur Agen, pas lorsque j’ai signé mon premier contrat mais quand je l’ai renouvelé. Je m’étais engagé deux ans, j’étais parti un peu à l’aventure. Suite à ça, j’ai touché un petit peu à l’Equipe de France. Mais j’ai d’abord fait mes études, j’ai eu mes diplômes et je me suis lancé à fond dans le rugby.

Qu’est ce que le rugby t’apporte dans ta vie de tous les jours ? P E : Beaucoup de plaisir. J’aime rencontrer du monde et le rugby permet de bouger énormément, que ce soit en France ou même à l’étranger. Cela me permet aussi d’évacuer le stress, même si je n’en ai pas beaucoup (rires). a me permet de m’évader, d’aller de l’avant.

Ce ne sont pas les matchs qui te font stresser alors ? P E : Non, non, franchement. Je stresse plus à la préparation de début de saison quand on ne touche pas de ballon, c’est beaucoup de travail physique, mais dès que les matchs approchent, dès qu’on touche du ballon... tout est oublié, je retrouve le sourire.

C’est vraiment du jeu pour toi... P E : Oui c’est vrai, ça reste avant tout du jeu. C’est devenu professionnel mais à la base c’est prendre du plaisir et jouer.

Qu’aimes tu faire lorsque tu n’es pas sur un terrain ? P E : Je passe beaucoup de temps avec ma famille. J’habite sur Sare, on a donc l’occasion de se balader. J’aime bien prendre mon quad, aller en montagne chercher quelques cèpes ou aller à la pêche quand c’est la saison.

Quels autres sports t’intéressent ? P E : J’aime bien le vélo, mais je n’aime pas trop en faire.J’adore regarder le Tour de France, je trouve ça impressionnant. J’aime aussi les courses autos, plutôt les rallyes et du temps de Michael Jordan je regardais beaucoup le basket.

Quel serait ton pire souvenir sur un terrain ? P E : Mon pire souvenir... euh... je vais fouiller un peu là- dedans (il pointe sa tête du bout du doigt). Je crois que c’est le dernier match que j’ai fait avec Agen en Top 14, quand on est descendu en Pro D2. On avait un gros effectif avec le club. En début de saison on ne se serait jamais douté que ça finirait comme ça. Cela a été un peu un traumatisme, une période difficile à gérer, on se sent coupable.

Et le meilleur ? P E : Oui, il y en a quelques uns. Les phases finales, bien sûr, avec Agen, même si on n’a pas été champion, on a perdu contre les biarrots. On a eu 3 ans au top et on s’est régalé. Ensuite, il y a eu ma 1ère sélection face aux All Blacks en 2001. Puis le Grand Chelem en 2004 et la Coupe du Monde en 2003. Il y a pas mal de bons souvenirs quand même.

Qu’as-tu ressenti lors de votre premier match à Anoeta ? P E : Maintenant je trouve ça fabuleux. On n’était pas inquiet, mais bon, on n’a pas l’habitude. En plus contre le Stade Français qui, lui, a l’habitude de jouer les phases finales, on s’est dit que ça allait être plus que dur. On n’était pas à la maison et on y était aussi parce qu’il y avait quand même beaucoup de bayonnais. Ce n’était pas notre terrain, il a fallu prendre nos marques assez vite et puis on voulait tellement bien faire sur ce premier match qu’on a fait ce qu’il fallait (rires). On s’est tous accroché, on a mis beaucoup de cœur et ça reste vraiment un excellent souvenir. Des matchs comme ça, maintenant, on en veut plusieurs.

Pepito, depuis deux ans maintenant, tu es de retour chez toi au Pays Basque, alors heureux ? P E : Super content parce que je pense qu’avec ce qui s’est passé, à la fin à Agen, je ne pouvais pas espérer mieux que de rentrer au Pays Basque. J’avais d’autres sollicitations mais je pense qu’il fallait que je rentre en famille, chez moi, pour essayer de rebondir.

Quels sont les objectifs de l’AB cette saison ? P E : On va essayer de faire mieux, bien sûr, que l’année dernière. Ça veut donc dire dans les six premiers et voire plus, on ne sait jamais. On a, je pense, un très gros potentiel, ce serait donc dommage de ne pas l’exploiter.

Et tes objectifs perso ? P E : De me régaler bien sur avec l’Aviron. Essayer d’aller le plus loin possible. Marquer plein d’essais. Me faire énormément plaisir et pourquoi pas essayer d’accrocher encore une sélection, je ne désespère pas.

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